mars 7, 2009

Roumanie

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GÉOGRAPHIE
Superficie : 237 500 km².
Etat de l’Europe balkanique, la Roumanie est une terre principalement fertile et plate, située le long du cours inférieur du Danube.

POPULATION
Année    Population    Croissance annuelle    Densité
2000    22 326 502    – 0,36 %    94 hab / km²
2010    21 524 798    – 0,38 %    91 hab / km²

Capitale : Bucarest 2 300 000 hab.
Taux d’urbanisation : 55 %

PEUPLES
Roumains : 85,1 % – c’est un peuple latin descendant des Romains, qui s’est installé dans la province de Dacie.
Hongrois : 7,1 % – on les trouve principalement en Transylvanie.
Roms (gitans) : 5,4 % – les chiffres officiels disent qu’ils sont 400 000, mais la réalité est plus proche des 2 millions.
Turcs : 0,8 % dont Turcs Ruméliens 145 000 ; Tatars 22 000.
Allemands : 0,5 % – ce chiffre a bien baissé depuis 1988 à cause de l’émigration.
Autres : 1,1 % – ce sont pour la plupart des ressortissants d’autres pays d’Europe de l’Est.

Alphabétisation : 97 %
Langue officielle : roumain.    Nombre de langues : 14.
Traductions de la Bible dans les différentes langues : 8 Bibles, 2 NT, 3 en partie et 4 en cours.

ÉCONOMIE
La Roumanie est un pays qui possède de grandes richesses agricoles, minérales et pétrolifères, mais qui a été pillé et corrompu par l’élite communiste. La réticence du gouvernement et la lenteur de la bureaucratie ont ralenti les réformes économiques depuis 1990 et la chute du communisme. La Roumanie reste en retard sur les autres anciens pays communistes.
Taux de chômage : 45 % en 1998
IDH : 0,792  (62ème pays sur 177)
Dette publique : 25,6 % du PNB
Revenu par habitant : 1 410 $  (4,5 % de celui des USA)

POLITIQUE
Le gouvernement communiste vint au pouvoir par un coup d’état en 1947, avec le soutien de la Russie. Ce fut l’un des pays les plus oppressifs et cruels du bloc communiste. La révolution de 1989-1990 a renversé ce régime, mais les anciens communistes jouent toujours un grand rôle dans le gouvernement. Un mouvement nationaliste contre les minorités s’est réveillé, particulièrement contre les Hongrois et Gitans. La Roumanie est candidate pour entrer dans l’Union Européenne en 2007.

RELIGION
Le communisme manipulait ou contrôlait les églises – celles qui refusaient de se soumettre étaient sévèrement persécutées. Une loi sur la liberté de religion a été proposée, mais elle contenait des règlements aussi stricts que certaines lois du régime communiste – cette loi n’a pas été acceptée. Seuls 15 groupes religieux sont officiellement reconnus par l’Etat, les autres peuvent fonctionner seulement comme associations. Les groupes minoritaires ressentent les persécutions comme venant de l’Eglise Orthodoxe, plutôt que du gouvernement.

Religions    Population en %    Adhérents    Croissance annuelle
Chrétiens    87,85 %    19 613 832    – 0,2 %
Non religieux    11,08 %    2 473 776    + 1,3 %
Musulmans    1 %    223 265    – 0,4 %
Juifs    0,04 %    8 931    – 4,7 %
Autres    0,03 %    6 698    – 0,4 %

Chrétiens    Affiliation en %    Croissance annuelle
Protestants     6,38 %    + 0,4 %
Catholiques     6,30 %    – 0,4 %
Orthodoxes    74,86 %    – 2,2 %

Missionnaires Roumains : 115 appartenant à 15 agences, envoyés vers 6 pays, dont 107 en Roumanie.
Missionnaires étrangers en Roumanie : 453 appartenant à 85 agences et provenant de 20 pays dont USA (274), Corée (35) et Australie (14).

RÉPONSES AUX PRIÈRES
1.    La Roumanie est le troisième pays d’Europe pour ce qui concerne la population d’Evangéliques, même si ce taux n’a pas augmenté de manière significative après les années 90.
2.    Depuis 1989, la Roumanie connaît un mouvement important d’implantation d’églises, avec une moyenne de 5 nouveaux bâtiments d’églises ouverts chaque semaine, jusqu’en 1999. C’est seulement le manque de ressources humaines et matérielles qui a empêché que ce taux de croissance soit maintenu.

DÉFIS POUR LA PRIÈRE
1.    Le fardeau d’un passé tragique pèse lourdement sur les épaules de la Roumanie. Le vide moral laissé par le communisme de Ceausescu a été remplacé par toutes sortes de maux sociaux. Abus de drogues, prostitution, violence et criminalité sont tous en augmentation – la Roumanie a l’un des taux d’avortement les plus élevés du monde. La liberté a apporté la  richesse pour une minorité, mais une pauvreté accentuée pour la majorité (de nombreuses personnes dépensent la plupart de leurs revenus dans des achats alimentaires). Prions pour que les dirigeants de cette nation puissent confronter ces nombreux problèmes avec détermination et sagesse. Prions pour que l’héritage désastreux du communisme soit remplacé par la paix et la justice.
2.    La liberté de religion est un gain précieux, mais elle est en danger. Le gouvernement, sous la pression de certains leaders orthodoxes, a restreint fortement la reconnaissance et les activités d’autres groupes religieux. Certains groupes de l’Eglise Orthodoxe, en réaction à ce qu’ils perçoivent comme la « prédation » des Protestants envers leurs fidèles, s’opposent violemment à l’action des Evangéliques. Des millions de Roumains ont grandi en tant que « chrétiens », mais très peu d’entre eux ont une réelle connaissance de l’Evangile – seulement 2,4 % des croyants orthodoxes prennent leur foi au sérieux. Prions pour qu’il y ait une totale liberté pour proclamer l’Evangile, et qu’il y ait respect et confiance dans tous les rapports entre les principales dénominations chrétiennes.
3.    L’Armée du Seigneur est un mouvement remarquable, mais non officiel, de renouveau dans l’Eglise orthodoxe : 300 000 orthodoxes y adhèrent, et beaucoup plus de sympathisants. Ce mouvement a été sévèrement persécuté dans le passé par les communistes et par la hiérarchie orthodoxe. Récemment, l’Eglise orthodoxe a décidé de reconnaître et accueillir ce mouvement. L’Armée du Seigneur a des liens étroits avec l’Alliance Evangélique. Prions pour que ces croyants puissent agir comme du levain parmi la grande majorité de chrétiens nominaux de l’Eglise orthodoxe.
4.    Les défis auxquels l’Eglise doit faire face. L’Eglise roumaine s’est beaucoup développée dans les quelques années qui ont suivi la chute du communisme.  Une fondation solide a été posée dans les domaines du leadership et pour différents types de ministères. Mais il y a encore de nombreux domaines qui nécessitent nos prières.
a)    La transition de la persécution et des restrictions sévères, à la liberté de culte et de témoignage n’a pas été facile. Prions pour que les leaders aient une vision précise, et qu’ils soient flexibles – le légalisme et le repli sur soi menacent la croissance. Les structures de l’Eglise ne peuvent plus fonctionner aujourd’hui comme au temps où l’Eglise était souterraine. Prions pour que la discipline spirituelle et l’engagement ne soient pas compromis.
b)    Les divisions ethniques affectent aussi les chrétiens. Les relations entre Roumains et Hongrois sont très difficiles, et les Gitans ont été maltraités de manière horrible par ces deux groupes. Prions pour que  la Croix de Christ soit réellement appliquée, afin de guérir les blessures et les séparations. Par la suite, les différences entre dénominations n’ont fait qu’intensifier ce problème.
c)    Le matérialisme importé de l’Occident a compromis la spiritualité. Les occidentaux ont fait preuve d’un manque de sagesse en utilisant en Roumanie du matériel d’assistance à grand renfort de publicité – cela a créé des divisions et des jalousies. La spiritualité profonde, née dans les églises qui ont souffert pendant de longues années, a été grandement affectée par les valeurs occidentales importées par certaines agences missionnaires. Prions pour que l’aide étrangère soit offerte à l’Eglise roumaine dans une attitude d’humilité et de service.
d)    Rencontrer les besoins de la jeunesse chrétienne. Peu d’églises et d’individus sont capables d’exercer un ministère efficace parmi les jeunes.
e)    Le nominalisme parmi les protestants Allemands et Hongrois. Beaucoup d’églises luthériennes et réformées ont besoin de renouveau. Une grande partie de la croissance évangélique et protestante est annulée par les départs, au sein de ces deux groupes ethniques.
f)    L’Alliance Evangélique formée en 1991, rassemble les principales représentations protestantes et indépendantes. Les Evangéliques roumains souffrent d’un manque d’unité et de coopération entre dénominations et ministères autonomes para-églises. Prions pour une unité réelle, pour la collaboration dans l’évangélisation et pour qu’une vision courageuse soit développée.
g)    Un vaste mouvement d’implantation d’églises se développe en Roumanie, ainsi que plusieurs mouvements de prière. Prions pour que ces mouvements puissent s’épanouir, malgré les restrictions du gouvernement.
5.    La formation biblique pour les dirigeants en service et de futurs responsables, est un besoin urgent. En moyenne, un pasteur supervise 5 églises. La plupart des nouvelles églises n’ont pas de pasteur, et beaucoup de ces derniers manquent de formation. Cela a freiné la croissance des églises.
a)    Des Ecoles bibliques et des séminaires ont étés lancés par divers groupes protestants et des missions. La Société Missionnaire Roumaine a ouvert une université chrétienne à Oradea, qui vise à former des pasteurs et des enseignants. Slavic Gospel Association a aussi mis en place un système de cours par modules. Bien que des centaines de Roumains étudient dans ces instituts chaque année, ils ne sont pas assez nombreux pour répondre aux besoins des églises. Prions pour que ces écoles puissent être capables de former de plus en plus de personnes. Prions pour que la qualité des enseignants, des cours et de l’environnement, encourage la formation de leaders pieux, visionnaires et bien formés pour la nation.
b)    BEE (Bible Education by Extension) a effectué un travail pionnier en Roumanie, avant de se répandre dans un grand nombre d’autres pays du bloc communiste. Cette activité continue, elle s’occupe du développement de formation biblique dans les dénominations, et elle est entièrement gérée par des Roumains. Prions pour les centaines de dirigeants évangéliques qui étudient à temps partiel dans les écoles de BEE et dans d’autres cours par correspondance.
6.    Après l’effondrement du communisme, une profusion d’agences, d’assemblées et d’individus s’est précipitée dans le pays pour apporter de l’aide. Bien que la plupart de ces actions aient été bonnes et utiles, beaucoup de personnes ont manqué de tact et de sagesse. L’aide à court terme a afflué – mais l’établissement d’infrastructures pour le travail futur et la venue de travailleurs à long terme qui apprendraient la langue locale et aideraient les églises à accomplir leur service, constituaient des besoins réels. Prions pour que les expatriés appelés à servir dans ce pays montrent de la sensibilité, de l’humilité et la capacité d’apprendre de la part des chrétiens Roumains et de travailler à leurs côtés. De nombreux groupes occidentaux travaillent maintenant en partenariat avec les églises et les agences roumaines.
7.    La jeune génération est celle qui souffre le plus des cicatrices du communisme et de ses effets rétroactifs. Des enseignants chrétiens se forment pour que cette génération d’enfants soit enseignée dans le discipolat. Les camps chrétiens constituent un ministère très fructueux. Mais l’un des besoins les plus pressants est la prise en charge de centaines de milliers d’orphelins et d’enfants de la rue – un héritage des politiques anti-contraceptives et de forte fécondité de Ceausescu. Le taux de VIH parmi eux est le plus élevé d’Europe. Prions pour les agences et les missions qui travaillent parmi cette population. Prions pour que les jeunes puissent rencontrer de manière pratique l’amour de Christ, qu’ils s’intègrent bien dans l’église, et soient puissamment utilisés par Dieu pour toucher leur génération.
8.    L’Eglise roumaine ouvre les yeux sur sa responsabilité à agir pour la Grande Mission. Elle commence également à s’occuper des grands besoins sociaux qui l’entourent. Une agence nationale inter-dénominationnelle d’envoi de missionnaires a été fondée en 2000. Les Roumains peuvent accéder facilement à des champs que les occidentaux ne peuvent pénétrer. Cependant, la situation économique de la Roumanie est un défi pour les églises et ceux qu’elles envoient. Prions pour que soient levées toutes les barrières empêchant l’épanouissement complet d’un mouvement missionnaire.
9.    L’Eglise n’est pas encore étendue à tout le pays. Prions pour les groupes les moins atteints :
a)    Les communautés de Gitans. Beaucoup vivent dans des ghettos et des villages isolés. Ils sont méprisés et négligés. Des centaines de milliers d’entre eux ont quitté la Roumanie, mais seulement pour connaître des situations encore plus dures, dans d’autres pays d’Europe. Cependant, le travail parmi les Gitans se développe, un grand nombre d’entre eux se tourne vers Christ. De nombreux chrétiens gitans ont une vision bouillante pour atteindre les leurs. L’achèvement récent de la Bible en langue kalderash est un encouragement pour les croyants gitans.
b)    Les musulmans, pour la plupart des Turcs, Tatars et quelques Bulgares. La plupart vivent dans la province de Constanta, au sud-est du pays. Très peu de choses ont été faites pour les atteindre, et les islamistes de Turquie commencent à être très actifs parmi eux.
c)    Les régions du sud-est. Il y a trois fois plus d’églises évangéliques dans le nord-ouest que dans le sud-est. Dans cette dernière région, 7 000 villages n’avaient aucun témoignage évangélique en 2000. Prions pour que des croyants reçoivent un fardeau pour les habitants de ces zones les moins atteintes, et leur apportent la Lumière de l’Evangile.
10.    Les ministères chrétiens par les médias.
a)    La littérature. Pendant des années, la Roumanie dépendait de l’Occident, qui produisait gratuitement des Bibles et de la littérature. Cela a souvent empêché le travail des éditeurs locaux qui ne bénéficiaient pas de financements occidentaux. Prions pour la Société Biblique Roumaine, pour la base de distribution de la CLC et d’autres, qui cherchent à établir un ministère de littérature viable, financé localement. Deux missions travaillent à la traduction et à la publication de livres et commentaires chrétiens en roumain – Prions pour que davantage de matériel écrit par des Roumains soit disponible. Peu de pasteurs ont une bibliothèque théologique : prions aussi pour cela.
b)    La radio. Des groupes évangéliques, aidés par des organismes spécialisés, s’occupent des émissions de radio (notamment : Société Missionnaire Roumaine et HCJB). Mais leur travail est ralenti par les restrictions de la loi. Prions pour une liberté totale d’émettre la Parole de Dieu sur les ondes. Prions pour les stations commerciales locales chrétiennes et les retransmissions depuis l’étranger (TWR) en roumain et en rom (gitan).
c)    Le film « Jésus » est disponible en allemand, hongrois, rom Balkan (langue tzigane), roumain et en langage roumain des signes. Plus de la moitié du pays a vu ce film : suite à ces projections,  les réponses sont spectaculaires. Prions pour que les croyants soient intégrés au sein d’églises fondées sur la Bible.

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