mars 7, 2009

Centrafrique

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République Centrafricaine

GÉOGRAPHIE
Superficie : 622 436 km². Le Centrafrique est un pays enclavé, situé au centre géographique de l’Afrique. La forêt tropicale recouvre le sud-ouest, alors que le nord-est est de climat semi-désertique.

POPULATION
Année    Population    Croissance annuelle    Densité
2000    3 615 266    + 1,92 %    6 hab / km²
2010    4 333 276    + 1,84 %    7 hab / km²

Capitale : Bangui 687 104 hab.
Taux d’urbanisation : 39 %

PEUPLES
Près de 100 groupes ethniques.
Adamawa-Oubangui : 79,2 % regroupant près de 60 groupes ethniques dont les plus importants sont : Gbaya 857 000 ; Banda 846 000 ; Mandja 513 000 ; Sango 350 000 ; Ngbaka 275 000 ; Mboums 228 000 ; Karé 93 000 ; Zandé 73 000 ; Nzakaras 58 000
Soudanics : 8 % regroupant environ 14 groupes ethniques à la frontière nord : Sara 235 000 ; Kaba 72 000 ; Dagba 44 000 ; Rounga 23 000
Ouest Atlantiques : 6,5 % dont Mbororo Peuls 170 000, Peuls Baguirmi  45 000 (en partie nomades).
Bantous : 3,2 %  – 11 groupes vivant dans le sud-ouest.
Sémites : 1,8 % dont Arabes Shuwas nomades 65 000
Pygmées 0,8 %  – 5 groupes vivant dans les forêts du sud-ouest : Yakas 20 000 ;
Gundis 12 000
Autres 0,5 % pour la plupart des Français.

De nombreux réfugiés sont arrivés en République Centrafricaine, fuyant les conflits des deux Congos, du Tchad et du Soudan. Dans les années 1996 – 2005, de nombreux  Centrafricains ont à leur tour cherché refuge dans les pays voisins, suite aux problèmes politiques internes.

Alphabétisation : 33 %
Langues officielles : français et sango (langue commerciale utilisée par 90 % de la population).
Nombre de langues: 69.
Traductions de la Bible dans les différentes langues : 4 Bibles, 1 NT, 5 en partie et 8 en cours.

ÉCONOMIE
La République Centrafricaine fait partie des pays les moins avancés. Elle possède d’abondantes ressources naturelles, mais le manque de moyens de communication et son enclavement (pays très éloigné de la mer) empêchent son développement. Les principaux revenus proviennent des mines de diamant. Pendant des années, les guerres continuelles dans les pays frontaliers ont nui à l’économie centrafricaine, à cause des restrictions commerciales et des flux de réfugiés. A partir de 1996, la guerre civile et les destructions qui l’ont accompagnée, ont accentué la dégradation de cette économie. Près de 80 % de la population active vit de l’agriculture de subsistance. En ville, les salaires sont difficilement payés aux fonctionnaires. L’accès aux services de santé est limité, et l’espérance de vie n’est que de 49 ans.
IDH : 0,355  (171ème pays sur 177)
Dette publique : 76 % du PNB
Revenu par habitant : 310 $  (1,1 % de celui des USA)

POLITIQUE
Ancienne partie de l’Afrique Equatoriale Française, la République Centrafricaine est indépendante depuis 1960. Des périodes de démocratie s’ensuivent, entrecoupées par des régimes militaires et par l’étrange « Empire » de Bokassa (1976-1979). Des rébellions militaires sont matées par les troupes françaises en 1996 et 1997, avant le coup d’état du général Bozizé en 2003. En 2005, des élections ont été organisées, et Bozizé a été élu président. Le ressentiment est fort envers les Français qui sont intervenus plusieurs fois politiquement et militairement dans le pays depuis l’indépendance. Le malaise économique, les guerres civiles au Soudan et au Congo R.D.C, les tensions inter-ethniques sont autant de problèmes irrésolus.

RELIGION
Liberté de religion.

Religions    Population en %    Adhérents    Croissance annuelle
Chrétiens    70,38 %    2 544 424    + 1,5 %
Musulmans    15,60 %    563 981    + 4,1 %
Traditionnelle ethnique    12,80 %    462 754    + 1,9 %
Non religieux/Autres    0,89 %    32 176    + 1,7 %
Bahaïs    0,33 %    11 930    + 3,2 %

Chrétiens     Affiliation en %    Croissance annuelle
Protestants    24,64 %    + 3,5 %
Indépendants    12,27 %    + 4,4 %
Catholiques    18,71 %    + 1,7 %
Marginaux    0,32 %    + 7,1 %
Non affiliés    14,43 %    non connue

Missionnaires Centrafricains : 49 appartenant à 6 agences, la plupart en RCA.
Missionnaires étrangers au Centrafrique en 2000 : 192 dans 29 agences provenant de 18 pays dont ; USA (110), suisse (16), Suède (12), Allemagne (12). Ce nombre est en recul constant ces dernières années.

RÉPONSES AUX PRIÈRES
1.    Un leader évangélique Centrafricain très connu a été utilisé par Dieu en 1998 pour organiser un grand rassemblement de réconciliation, après une génération d’instabilité, de coups d’états et de violence.

2.    De nombreuses églises locales et quelques dénominations ont expérimenté une croissance considérable dans les années 1990.

DÉFIS POUR LA PRIÈRE
1.    L’évangélisation de grande envergure menée depuis les années 1960 a été un grand succès. La RCA a le plus haut pourcentage d’Evangéliques en Afrique. Mais le manque de discipolat efficace au sein des nouvelles générations de chrétiens (2ème et 3ème générations) a créé de multiples problèmes :
a)    Le nominalisme évangélique et une vision syncrétique sont choses courantes. L’engagement est souvent peu profond ; la compréhension et l’application des vérités bibliques sont peu matures.
b)    Les divisions dans l’Eglise ont handicapé les efforts de coopération. Prions pour que ces racines soient arrachées et détruites :
–    Les dénominations basées sur l’appartenance ethnique renforcent le tribalisme et créent des barrières.
–    Les ruptures répétées entre les leaders nationaux et les missionnaires ont créé beaucoup de blessures, multiplié les scissions et isolé les ministères les uns des autres. Prions pour la repentance, la guérison des blessures du passé, l’appréciation et la confiance mutuelle des serviteurs de Dieu nationaux et expatriés.
–    La fierté spirituelle, la cupidité, les détournements de fonds, le manque de confiance, l’égoïsme, les attitudes paternalistes et la rigidité doctrinale ont également joué leur rôle dans les divisions.

2.    L’unité de l’Eglise est fondamentale. Quelques personnes travaillent avec les blocs Baptistes, Pentecôtistes et Evangéliques mais cela devrait être approfondi et répandu. Prions pour :
a)    L’Alliance Evangélique Centrafricaine (AEC) et les autres mouvements similaires. Prions pour que ces personnes puissent travailler efficacement à un témoignage unifié pour la gloire de Dieu dans le pays.
b)    La recherche de coopération des différentes dénominations pour localiser les champs évangélisés prêts à être récoltés, et le besoin d’ouvriers qui pourront faire ce travail. Le mouvement AD 2000 et d’autres ont fait des efforts dans ce domaine. Prions pour que cette vision soit menée à son terme et que ses résultats mobilisent l’Eglise pour la mission de discipolat, d’implantation d’églises et la mission pionnière. Actuellement, les églises restent peu concernées par la mission.

3.    La formation des dirigeants reste un besoin primordial en RCA. La distance entre les villes, la pauvreté générale et l’analphabétisme sont autant de limites aux possibilités de formation. Prions pour :
a)    Les plus de 12 écoles bibliques – elles sont toutes limitées par le manque de personnel, d’étudiants, de finances et de ressources.
b)    La faculté de théologie évangélique de Bangui (FATEB) a ouvert en 1977 à l’initiative de l’Association des Evangéliques d’Afrique. Cet institut a été la première école d’Afrique francophone à dispenser un diplôme évangélique de théologie. Prions pour que cette école puisse avoir un impact spirituel dans toute l’Afrique. Prions pour que Dieu pourvoie au personnel et aux ressources (le manque de finances est un frein majeur au développement). Il y avait 75 étudiants au niveau de la maîtrise en 2000, et 36 femmes dans le programme spécial pour les femmes.
c)    Les cours par correspondance sont essentiels dans ce grand pays sous-peuplé, mais il y a beaucoup de choses à améliorer pour maintenir et développer ce programme dans le pays tout entier.
d)    La vision missionnaire doit grandir bien que certains aient un fardeau pour les Pygmées et les Foulbés à l’ouest. Il existe à Bangui quelques petits centres bibliques qui forment à la mission inter-culturelle. Prions pour que cet enseignement puisse motiver de nouveaux travailleurs et susciter plus d’investissement dans la mission. Prions pour que les personnes qui remplissent les églises comprennent le désir du Père de voir tous les peuples évangélisés.

4.    Les jeunes et les enfants.  Peu d’églises ont la vision, les structures et les travailleurs capables d’intégrer et former la nouvelle génération (seule exception, l’Eglise Baptiste Evangélique a une structure très bien organisée dans laquelle 25 000 jeunes sont investis activement). Prions pour :
a)    Les ministères auprès des enfants. Des clubs bibliques ont été commencés avec les enfants en 1994. Les églises ont la permission d’utiliser les bâtiments scolaires pour donner des cours bibliques aux enfants après l’école.
b)    Les étudiants du secondaire. Il existe des groupes d’étudiants dans 33 des 47 institutions du pays (ce qui représente environ 1 000 étudiants). Les troubles politiques ont fréquemment interrompu les études des 3 000 étudiants de la République Centrafricaine et peu d’entre eux ont de l’espoir dans le futur (les emplois sont rares).

5.    La traduction de la Bible. Seules 4 langues possèdent la Bible en entier (sango, gbaya, mbai et zande). Des personnes travaillent sur la traduction des Ecritures en 6 autres langues, mais 5 langues supplémentaires ont un besoin immédiat de ces traductions (49 langues moins importantes attendent également). L’Association Centrafricaine de traduction de la Bible et de l’alphabétisation a été formée en 1994. Prions pour un effort déterminé à apporter la Parole de Dieu dans leur langue à tous ceux qui en ont besoin.

6.    Les moins atteints. Bien que la plus grande partie du pays ait été évangélisée au moins superficiellement, il reste des zones et des peuples spécifiques à atteindre.
a)    La partie nord à majorité musulmane est difficile d’accès. Sur une zone de 300 km sur 600 km, seules 8 congrégations sont connues. Prions spécifiquement pour les Rungas (90 % musulmans, 23 000 personnes), les Karas (60 % musulmans, 5 000 personnes) et les Lutos (60 % musulmans, 17 000 personnes).
b)    Le nombre de musulmans a augmenté par immigration (Peuls Mbororos, Arabes, Soudanais, Tchadiens), mais aussi, de plus en plus, grâce à des conversions. Les musulmans contrôlent actuellement la majeure partie des réseaux de commerce et de transport. Relativement peu de programmes leur sont destinés, et peu de chrétiens se sentent capables ou équipés pour faire ce travail. Prions particulièrement pour :
–    Les musulmans urbains très influents (Arabes, Haoussas)
–    Les nomades Arabes Shuwas et Mbororos.
–    Les minorités musulmanes en expansion parmi les peuples christianisés. L’influence du Soudan, l’argent de la Libye et de l’Arabie Saoudite ainsi que les bourses accordées pour aller étudier en Arabie Saoudite, attirent beaucoup vers l’Islam.
c)    Les zones forestières. Des recherches sont nécessaires pour localiser ces peuples. Il y a encore des poches non-atteintes parmi les :
–    Pygmées – ils pourraient être au nombre de 200 000 –  ils parlent 5 langues.
–    Bofis et Bokotos un sous-groupe des Gbayas
–    Langbassis  un sous-groupe des Bandas.
d)    Les peuples Sara le long de la frontière avec le Tchad ont un pourcentage de chrétiens très faible.

7.    Les agences missionnaires ont joué un grand rôle dans l’éducation et la santé, de même que dans l’implantation d’églises, la traduction des Ecritures, etc. Ces missionnaires se sont peu à peu retirés et leur nombre a beaucoup diminué. Le défi majeur est aujourd’hui un partenariat d’égalité entre les églises nationales et les missions. Prions pour de bonnes relations, pour la coopération entre les ministères d’évangélisation et ceux qui fournissent une aide financière.

8.    Les médias chrétiens et les ministères d’aide :
a)    La radio chrétienne – « Radio Néhémie » est la première station de radio chrétienne implantée à Bangui par l’Ambassade Chrétienne. Prions pour le développement de cette radio.
b)    EHC a lancé un vaste programme de distribution de littérature dans toute la nation dont certains pour les analphabètes en 1995. Prions pour que cette tâche s’achève avec succès.
c)    Le film « Jésus » et été activement projeté en français, sango, gbaya et zande, et il est en cours de production dans d’autres langues. Prions pour qu’un suivi actif conduise à l’ouverture de nouvelles églises plus fortes.
d)    La MAF possède 2 avions au service des églises et des missions dans ce grand pays.
e)    GRN a produit des enregistrements dans 17 langues, mais ce nombre peut augmenter.

Commentaires

  • Philippe Joret

    04/17/2009 à 7 h 10 min

    Bonjour Excusez nous pour l’erreur qui sera corrigée dans les plus brefs delais

    Nous n’avons pas de base COEF5 actuellement RCA.
    Dans le passé, cela a été le cas, mais le pasteur sur place a déménagé en France depuis quelques années.

    Nous voulons ouvrir une passerelle de collaboration sur place, c’est sûr.
    Mais nous ne sommes pas une grande mission qui donne de l’argent et des moyens.
    Nous sommes un réseau qui recherche à mettre ensemble les leaders clés pour s’aider les uns les autres à faire une différence dans nos pays.

  • Christiane Thiébault

    04/22/2009 à 21 h 14 min

    Bonjour Philippe … c’est une « vieille connaissance » qui t’écrit et qui a fait aussi du chemin … Je suis surprise de tomber sur cette page qui m’a attirée car je suis invitée en RCA. C’est pourquoi, je suis intéressée par le sujet. J’ai rencontré récemment un couple qui y a été… Je me renseigne un peu… Y -as-tu été ?

    Je n’ai pas du tout le même cheminement que toi… mais je suis guidée par le même Seigneur Jésus-christ. Je ne sais pas s’il faut qu’on « travaille ensemble » mais peut-être qu’on pourrait s’aider ?

    Qu’en penses-tu ?

  • pasteur fedjio justin

    05/13/2009 à 13 h 57 min

    Bonjour chers freres

    je suis très heureux de reprendre contact avec vous depuis que j’ai souscrit mon abonnement il ya au moins 15 ans. La collaboration est très difficule avec mon coordonateur du cameroun que je n’ai jamais eu à rencontrer, malgré mes multiples correspondances . Je vous prie donc de réallumer ce feu à la délégation nationale du cameroun afin de les leaders se regroupent pour travailler en synergie. Que le Seigneur Jésus=Christ vous bénéisse abondamment.

  • ANZURUNI MIKANI

    06/01/2009 à 12 h 35 min

    Monsieur
    Nous nous trouvons heureux de vous ecrire au nom de jesus christ l’objet repris en marge.
    En effet nous somme une Eglises locale ouevrant a l’est dela RDCongo.

    Pour ANZURUNI MIKANI
    LE RESPONSABLE DEL EGLISE

  • Dockpa Lucien

    03/19/2010 à 11 h 35 min

    En effet, je suis pasteur de l’Eglise Méthodiste Unie en Centrafrique Je pourrai-je vous être utile?
    Pasteur Lucien

  • MBETIMALE Séraphin

    06/25/2010 à 11 h 51 min

    Recevez mes fraternelles salutations en Jésus-Christ.
    Je suis chrétien centrafricain, je vous remerrcier pour le fardeau que vous porter pour mon pays, et surtout pour ce rapport-témoignage que j’ai lu sur ce site.
    La situation spirituelle de mon pays est presque ce que vous avez décrit; Dieu seul la connaît mieux. Je partage ce triste constat que le pays a été « superficiellement évangélisé » et que les actions d’édification et de discipolat n’ont pas suivi, ce qui aurait pu amener les chrétiens à vivre leur foi et vie chrétienne plus qu’elles ne le sont aujourd’hui. C’est un fardeau pour moi, afin que les chrétiens de mon pays puissent montrer dans le vécu quotidien la merveilleuse transformation de l’excellence de la connaissance de Jésus-Christ. Que Dieu vous bénisse ainsi que tous ceux qui ont la volonté d’aider mon pays à croitre dans la Grâce de Dieu et l’observation de Sa Parole.

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